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Arthroscopie et endoscopie

Arthroscopie de la cheville

L’arthroscopie permet de traiter de nombreuses pathologies de la cheville à travers quelques incisions de quelques millimètres. Une caméra introduite dans l’articulation offre une vision directe des structures articulaires et permet aujourd’hui de réaliser des gestes chirurgicaux de plus en plus complexes.

Chirurgie percutanee pied geneve

« Longtemps cantonnée au genou et à l'épaule,L’arthroscopie a considérablement évolué et offre des options très variées concernant le pied et la cheville. Initialement utilisée essentiellement pour explorer l’articulation ou traiter des conflits simples, elle permet aujourd’hui de prendre en charge des lésions du cartilage, instabilités ligamentaires, arthrodèses, ou chirurgie mixte, tout en limitant l’agression des tissus environnants. »

1 - Définition

Qu'est-ce que l'arthroscopie de cheville?

Photo d'un pied montrant la taille des incisions en chirurgie percutanée et mini-invasive
Taille des incisions en chirurgie percutanée

L’arthroscopie est une technique chirurgicale permettant d’accéder à une articulation sans l’ouvrir largement.

Une caméra de quelques millimètres de diamètre, appelée arthroscope, est introduite dans la cheville à travers une petite incision. Une ou plusieurs autres incisions permettent d’introduire des instruments miniaturisés destinés à explorer, nettoyer, réparer ou reconstruire les structures lésées.

L’image est directement transmise sur un écran, permettant ae chirurgien d’examiner directement le cartilage, la synoviale, les ligaments et les différentes parties de l’articulation.

Contrairement à la chirurgie percutanée, dans laquelle les gestes osseux sont principalement contrôlés par radioscopie, l’arthroscopie donne une vision directe de l’intérieur de l’articulation.

Elleest généralement réalisée par l’avant de la cheville, mais également par l’arrière lorsque la pathologie se situe dans la partie postérieure de l’articulation ou de l’arrière-pied

 

2 - évolution

Du genou à la cheville: évolution de l'arthroscopie

Photo d'un pied montrant la taille des incisions en chirurgie percutanée et mini-invasive
Taille des incisions en chirurgie percutanée

L’histoire de l’arthroscopie commence au début du XXe siècle avec l’exploration du genou. Les premiers arthroscopes modernes sont progressivement développés au Japon.

À partir des années 1950 et 1960, l’amélioration des systèmes optiques et de l’éclairage permet à l’arthroscopie du genou de devenir progressivement une véritable technique chirurgicale utilisée largement..

Son adaptation à la cheville est beaucoup plus difficile.

L’articulation est plus petite, l’espace disponible est limité et plusieurs nerfs, vaisseaux et tendons passent immédiatement autour de celle-ci. Les premières tentatives conduisent même certains pionniers à considérer l’arthroscopie de cheville comme difficilement réalisable.

La miniaturisation des caméras et des instruments, l’amélioration de la qualité d’image et surtout une meilleure connaissance de l’anatomie spécifique à ce type de techniques vont finalement modifier cette situation.

 

D’abord utilisée essentiellement pour observer l’articulation et retirer de petites lésions, l’arthroscopie devient progressivement thérapeutique.

Aujourd’hui, elle permet notamment de :

  • traiter les conflits antérieurs et postérieurs de cheville;

  • prendre en charge les lésions ostéochondrales du talus;

  • retirer des corps libres ou des tissus cicatriciels post traumatique;

  • traiter certaines synovites;

  • explorer et traiter certaines lésions liées aux entorses ;

  • stabiliser les instabilités ligamentaires ;

  • assister le traitement de certaines fractures articulaires ;

  • réaliser certaines arthrodèses de cheville ou de l’arrière-pied.

L’arthroscopie n’est donc pas seulement une méthode permettant de « regarder dans une articulation ». Elle constitue aujourd’hui une véritable voie d’abord chirurgicale.

La chirurgie percutanée est l'une des avancées les plus utiles de ces dernières années en chirurgie du pied. Elle ne remplace pas la chirurgie ouverte. C'est un outil supplémentaire, parfois meilleur, parfois moins adapté. Un chirurgien sérieux doit pouvoir vous expliquer pourquoi il propose une technique plutôt qu'une autre dans votre cas précis.

— Dr Adrien Ray - Chirurgien du pied & de la cheville - Genève

4 - limites

Quelles sont les limites de la chirurgie percutanée?

La chirurgie percutanée n’est pas adaptée à toutes les situations et demande une expertise qui se construit sur plusieurs années. Le chirurgien doit maîtriser la chirurgie ouverte classique avant de se former au percutané, suivre les cours et congrès dédiés, et savoir gérer les complications éventuelles.

01 · vue

Vision directe nécessaire

Certaines réparations osseuses ou cartilagineuses nécessite une vision directe. Dans ce cas, l'arthroscopie ou la chirurgie ouverte classique reprennent alors leur place.

02 · Matériel

Matériel volumineux

Les plaques d'ostéosynthèse ne passent pas par des incisions millimétriques. Il est donc important de s'adapter au matériel prévu.

03 · complexité

Chirurgies complexes

Tissus remaniés, déformations sévères, échecs antérieurs: la chirurgie ouverte garde l'avantage de la souplesse d'adaptation peropératoire.

04 · Learning curve

Hôpital de la Tour, Colline & Beaulieu

La chirurgie micro-invasive du pied nécessite une formation spécifique. Il est fortement déconseillé de pratiquer ses techniques sans les connaissances nécessaires.

5 - FAQ

Questions fréquentes

Les réponses ci-dessous sont générales. Elles ne remplacent pas les consignes données pour votre intervention.

La chirurgie au Laser, en ce qui concerne la chirurgie du pied, n'existe pas. Il s'agit d'un terme  mettant en avant la taille des incisions et qui est souvent utilisée de manière abusive, plus dans un soucis marketing que scientifique. Les coupes osseuses sont faites à l'aide de fraises spécifique qui permettent de couper l'os par une petite incision et sous guidage radioscopique (fluoroscopie)

Oui pour certaines indications. La marche reste possible, mais la récupération est plus inconfortable les premières semaines. La décision se prend au cas par cas en fonction de l'âge, des interventions nécessaires et des activités professionnelles ou personnelles. La décision doit se faire avec votre chirurgien. Il est absolument primordial de bien comprendre les limitations imposées par une chirurgie bilatérale une fois rentré à domicile, dans la gestion de votre vie privée ou professionnelle.

Peut importe la technique utilisée, percutanée, ouverte ou arthroscopique, la prise en charge par votre assurance ne dépend pas de la pathologie mais du type d'établissement et des conditions ambulatoires ou d'hospitalisation.

Généralement, c'est la pathologie, le degré de déformation, le antécédents et les conditions locales qui déterminent la meilleure technique. Il ne faut pas se concentrer sur la partie technique mais sur le résultat souhaité et c'est là que l'avis de votre chirurgien devient capital.

Généralement, la reprise des activités sportives ou professionnelles dépend surtout du geste effectué et moins de la technique d'abord. Par exemple, la correction d'un hallux valgus se fait en coupant et en replacant le premier métatarsien. C'est cela qui va conditionner la reprise, que la technique soit ouverte ou micro-invasive.